Robert Capa : « Si la photographie n’est pas bonne, c’est que vous n’êtes pas assez prêt »

Robert Capa, photographié par Gerda Taro pendant la guerre civile espagnole, 1937

Robert Capa, photographié par Gerda Taro pendant la guerre civile espagnole, 1937

Il est  l’un des plus célèbres  photographes de guerre. Il a fondé l’agence de photographes Magnum. Il est exposé actuellement au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme.[1] Robert Capa (1913-1954), mort sur le front, est devenu une icône de la photographie et a inspiré de nombreux successeurs. Son cliché « Mort d’un soldat républicain », shooté durant la guerre civile espagnole, constitue une référence dans ce style d’images. Regard sur cet homme hors du commun.

Robert Capa, Mort d’un soldat républicain, 1936

Robert Capa, Mort d’un soldat républicain, 1936

Capa, né Endre Ernó Friedmann, est d’origine hongroise. Il fuit vers Allemagne à cause ses opinions politiques très à gauche. Là, ses origines juives le forcent partir encore une fois. En 1933, il se retrouve à Paris. Il rencontre Gerda Taro, elle-même photographe, et qui devient sa compagne. Ensemble, ils couvrent  la guerre civile espagnole. Puis, Capa débarque à Omaha Beach avec les troupes alliées lors du D-Day. Ses onze photo, résultat du reportage, sont connues sous le nom « The Magnificent Eleven». Elles inspirèrent Steven Spielberg pour le tournage du film « Il faut sauver le soldat Ryan ».

Robert Capa, D-Day à Omaha Beach, 1944

Robert Capa, D-Day à Omaha Beach, 1944

Robert Capa, D-Day à Omaha Beach, 1944

Robert Capa, D-Day à Omaha Beach, 1944

En 1947, avec ses amis Henri Cartier-Bresson, George Rodger et David « Chim » Seymour, il crée  la fameuse agence Magnum, qui fonctionne comme une coopérative. Son but ? Illustrer les conflits armés pour les magazines, sans renier la dimension artistique des images.

David « Chim » Seymour et Robert Capa, Paris, 1952

David « Chim » Seymour et Robert Capa, Paris, 1952

L’agence se distinguait par deux signes spécifiques : premièrement, c’était une coopérative où les fondateurs se donnaient la liberté de choisir leurs propres sujets. L’autre particularité était que les droits des photos restaient  la propriété des photographes. Ainsi, les photographes avaient la liberté de vendre des photos à plusieurs magazines sans dépendre de commandes.

A cette époque, de nombreuses zones de la planète n’avaient pas fait l’objet de reportages. Cela donnait la possibilité de shooter de nouveaux endroits qui étaient inédits et intéressants pour des magazines. L’invention des appareils photos portables compacts et légers était un autre avantage pour travailler plus librement.

L’agence Magnum existe encore aujourd’hui et a évolué. Plusieurs photographes ont rejoint la coopérative et actuellement elle compte environ 60 membres actifs. Magnum ne se consacre plus exclusivement à des reportages de guerre, mais aussi à d’autres genres comme les paysages ou les photos de célébrités. Quelques rappels en images.

Steve McCurry, Femme afghane, 1985

Steve McCurry, Femme afghane, 1985

René Burri, Che Guevara, 1963

René Burri, Che Guevara, 1963

Eve Arnold, Marilyn Monroe resting, 1955

Eve Arnold, Marilyn Monroe resting, 1955

Stuart Franklin, Bali, 2000

Stuart Franklin, Bali, 2000


[1] « La Valise Mexicaine – les négatifs retrouvés de la guerre civile espagnole » 27/02/2013 – 30/06/2013

Anna Kerkhoff

En savoir plus :

Quelques autres grands photographes de guerre :

Sources :

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